![]() L'EDITO DE GONE LINK Des rebelles venus du nord... Il fallait que ça arrive, ça y est l'OL est tombé, et dans son jardin qui plus est. Les bourreaux, toujours les même (serait-on tenté de dire), les dogues lillois, qui comme l'an passé, ont réussit la prouesse de stopper la série d'invincibilité de l'OL après 19 rencontres de souveraine suprématies. Au delà de la déception légitime et du manque de prestige que cause cette première bévue de la saison, on peut toutefois considérer que cela est un mal pour un bien, en effet, si la vie de compétiteurs tels que les gones est remplie de succès, le sport étant ce qu'il est, les lyonnais doivent réapprendre à encaisser la défaite, et surtout à en tirer les enseignements qui en découlent. Autrement dit, ne vaut-il pas mieux une première défaite ce soir à mi-Championnat avec 12 points d'avance, qu'un cinglant revers quelques temps plus tard en Ligue des Champions? Car, l'un peut, peut-être, empêcher l'autre, en effet, sans faire de la psychologie de bistrot, il semble probable que cette contre performance touche dans leur orgueil des gones devenus peut être trop suffisants, trop surs d'eux et plus assez méfiants. Car le fait est que tout champion qu'il est, l'OL a bel et bien été surclassé par des lillois vis à vis des quels l'on ne peut plaider un manque de fraîcheur physique, ces derniers étant engagés dans toutes les compétitions et sortant comme les hommes de Gérard Houiller des phases de groupes de la Ligue des Champions. L'effet psychologique de cette déconvenue (qui sera, on peut en être sûr, ruminée et digérée durant la trêve), ne peut donc qu'être bénéfique pour le groupe Champion de France, qui vexé, ayant goûté aux affres de la défaite n'en aura que plus envie encore de ne savourer que le triomphe. A.C. |
Lille
l'a fait
Au terme d’un match d’une rare intensité, Lille
est venu infliger à Lyon sa première défaite de la
saison. Victorieux 3-1, les Nordistes se glissent à
la 4e place au classement provisoire et relancent un
peu l’intérêt d’un championnat toujours largement
dominé par l’OL.
Par Cyril Le Guyon
«Un match de Ligue des Champions». Gérard
Houllier avait ainsi qualifié la rencontre entre
Lyon et Lille, les deux premières équipes de la
saison 2004/2005. Depuis la reprise, l’OL, toujours
invaincu après 18 matches avant le coup d'envoi,
navigue toutefois dans des eaux bien plus
tranquilles que le LOSC, qui se débat pour les
accessits. Huitièmes avec 17 points de retard sur
l’incontournable leader, les Nordistes se
présentaient avec un effectif au complet. Claude
Puel avait préféré Odemwingie à Moussilou en
attaque, alors que Keita et Acimovic étaient choisis
plutôt que Bodmer et Dernis dans l’entrejeu. Côté
lyonnais, Monsoreau occupait une nouvelle fois le
couloir gauche, profitant des blessures d’Abidal et
Berthod, alors que Ben Arfa suppléait Malouda dans
le secteur offensif. Fred évoluait à la pointe de
l’attaque, laissant Carew sur le banc de touche.
Odemwingie était partout
Contre toute attente, c’est Lille qui prenait la
direction des opérations. Sur un coup franc d’Acimovic
dévié par la tête d’Odemwingie, il fallait une
superbe parade de Coupet pour éviter le but d'entrée
(5e). Après cet avertissement sans frais, les
Lyonnais cédaient pour de bon sur un superbe ballon
de Makoun pour Odemwingie dans le dos de la défense
rhodanienne. L’attaquant nigérian se présentait seul
devant Coupet et le trompait d’un tir en force du
gauche (0-1, 9e). L’OL frisait la correctionnelle
quelques minutes plus tard sur un coup franc
intelligemment botté par Acimovic sur le côté gauche
du mur, encore pour Odemwingie mais l’attaquant
lillois trouvait cette fois le petit filet (17e).
Les
hommes de Gérard Houllier étaient dans les cordes en
ce début de match et seul Juninho se montrait
dangereux sur un coup franc des 25 mètres dont il a
le secret, le ballon rasant le poteau droit de Sylva
(26e). Lille repartait aussitôt à l’attaque et Keita
était fauché par Ben Arfa à l’intérieur de la
surface, mais Monsieur Duhamel n’accordait pas aux
visiteurs le penalty qui s’imposait (34e).
Odemwingie trouvait ensuite les bras de Coupet
(35e), avant de devancer de la tête le portier
international sans pour autant trouver le cadre
(44e). La première période s’achevait par un coup de
tête à côté de Diarra (45e+3) : l’image d’une équipe
lyonnaise brouillonne et incapable de se montrer
réellement dangereuse.
But refusé à Wiltord
Après la pause, Gérard Houllier lançait Wiltord et
Carew à la place de Diarra et Ben Arfa. Dans un
schéma en 4-2-4, le Norvégien, qui apportait sa
puissance, était tout près d’égaliser à la suite
d’une ouverture de Cris, mais Sylva était à la
parade (50e). Fred faisait passer de nouveaux
frissons dans la défense lilloise en reprenant un
centre de Monsoreau, sans plus de réussite que son
compère de l'attaque (60e).
Au
plus fort de la domination des joueurs locaux, le
LOSC ajoutait un deuxième but sur une action d’école
orchestrée par Bodmer côté droit qui centrait devant
le but. Odemwingie laissait passer pour Debuchy qui
trouvait le chemin des filets (0-2, 62e).
L’OL ne s’avouait pas vaincu pour autant. Wiltord
trouvait même la faille en reprenant un coup franc
de Juninho mais le but était refusé pour des raisons
bien obscures (64e). Le maître à jouer brésilien
faisait plus tard briller Sylva, qui sortait de la
lucarne un coup franc millimétré (67e). A force de
plier, Lille rompait lorsque Govou éliminait Bodmer
et Dumont sur le côté gauche, avant d’enrouler une
frappe qui finissait sa course dans le soupirail
(1-2, 69e). La partie était relancée pour deux
minutes à peine, le temps que Dumont ne trompe
Coupet pour la troisième fois de la soirée en
reprenant de la tête un coup franc de Tafforeau
dévié par Bodmer (1-3, 71e). Cette fois, c’en était
fini des espoirs lyonnais et Keita, de la tête,
était même tout près d’ajouter une quatrième
réalisation (77e). Govou d’un tir lointain (79e) ou
encore Cris à la réception d’un centre de Wiltord
(88e) n’y changeront rien : ce sont bien les hommes
de Claude Puel qui levaient les bras au coup de
sifflet final.
Battu pour la première fois de la saison, Lyon reste
cependant largement en tête avec 44 points. Lille,
pour sa part, remonte provisoirement à la 4e place
avec 30 points. L'année 2005 se termine pour l'OL
qui reprendra la compétition en 2006 par un
déplacement à Strasbourg, le 4 janvier. Le même
jour, Lille accueillera Ajaccio à Villeneuve d'Ascq.
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