Lyon
marque les esprits...
Fort d'une nouvelle et très probante victoire acquise face à un concurrent potentiel, le Paris Saint-Germain (2-0), l'Olympique Lyonnais marque encore un peu plus les esprits dans la course à sa propre succession.
Car même si Auxerre (2e) et Bordeaux (3e) suivent, c'est à distance respectable de 11 points pour les Bourguignons et de 12 pour les Girondins. "Cela va être très, très dur d'aller les chercher, résume le Parisien Sylvain Armand. Lyon mérite le titre." Gérard Houllier, l'entraîneur de l'OL, préfère calmer l'enthousiasme : "Restons concentrés et soudés, car ce n'est pas en décembre qu'on distribue les lauriers !" Reste que les Lyonnais tournent toujours à la même cadence de plus de 2,5 points par match, avec à la clef la meilleure attaque et la meilleure défense. Le tout sur fond d'invincibilité qui s'étire désormais sur 24 matches officiels cette saison et presque huit mois, puisque la dernière défaite remonte au 17 avril 2005 face... au PSG.
"C'est clair, il y a un fossé est là entre eux et nous", constate Laurent Fournier, l'entraîneur du PSG. "La seule chose que je tiens pour sûre, c'est qu'à moins de catastrophe, vu que nous possédons 43 points, nous jouerons en Ligue 1 l'an prochain !", dit Gérard Houllier.
A
la limite, la situation de règne sans partage interpellerait même les Gones.
"Je suis presque gêné qu'on parle de démonstration, ne serait-ce que par
respect par rapport aux adversaires", avoue Florent Malouda.
FRED IMPRESSIONNE
"Nous avons livré un match de Ligue des Champions, prolonge le Guyanais. C'était important de marquer les esprits par rapport à un adversaire potentiel, tout en envoyant un message : malgré notre avance, nous ne lâcherons rien. Et avec notre esprit de compétiteurs, nous irons jusqu'à notre but d'être champion."
Et de la théorie à la pratique, l'OL est encore passé sans encombres face à Paris. "Nous les avons rendus ordinaires dans le jeu, détaille Gérard Houllier. Car notre motivation et notre solidarité se manifestent quand on perd un ballon. Si c'est chaud pour un joueur à un moment, il y a tout de suite un essaim de coéquipiers autour de lui pour lui venir en aide et surtout pour empêcher les autres de développer du jeu."
Et
même si Paris a eu une lueur d'espoir de revenir dans le dernier quart
d'heure quand l'OL n'avait qu'un but d'avance, l'OL n'a pas tremblé.
Sincèrement non, répond Tiago, le milieu portugais. Nous étions très forts
collectivement et c'est aussi l'intelligence d'une équipe que de savoir
calmer, patienter, avant d'aller chercher un nouveau but."
Avec en plus, cet état d'esprit initié par Paul Le Guen, lors de son passage à Lyon entre 2002 et 2005 que son successeur ne fait que croître. "Cette idée et obsession de la gagne, toujours présente et qui englobe tout le monde, joueurs, staff et membres du club, m'impressionne. On dirait que tout le club en est imprégné", dit Fred, le buteur brésilien. Jean-Michel Aulas, le président, savoure. "C'est un moment de plénitude, explique-t-il. Mais ceci étant, mon rôle consiste à imaginer une remise en cause constante. Et cette semaine, ne doit pas être celle de la jubilation mais de la remise en cause."
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