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Olympique Lyonnais 2-1 Rosenborg

dépêche Sport24.com

Saison 2005/2006 - 6ème journée - Ligue des Champions

L’Europe peut trembler

Auteur d’un parcours quasi parfait, Lyon a terminé sa campagne automnale par un nouveau succès sur Rosenborg (2-1). Les Rhodaniens, qui attendent désormais de connaître leur adversaire en 8es de finale, n’ont personne à craindre.

Par Guillaume Loisy

«16 points, c'est effectivement notre record, c'est la 1ère fois que nous faisons plus de 13 points, et ce n'est pas loin de ce qui se fait de mieux dans ces premières phases.» N’en déplaise à ses détracteurs, de moins en moins nombreux, Jean-Michel Aulas est modeste. Car mercredi soir, lors de la 6e et dernière journée de la phase de groupes de la Ligue des Champions, seuls Arsenal et Barcelone auront la possibilité de faire aussi bien ou mieux que l’Olympique Lyonnais. Et quoi qu’il arrive à Highbury ou au Stadio Friuli d’Ondine, adversaire du Barça, Lyon restera l’équipe de cette première phase de la C1. Invaincus en six matches, les Lyonnais ont frôlé le Grand Chelem (5 victoires, un nul) pour décrocher haut la main leur billet pour les 8es de finale.

Un bilan exceptionnel
Déjà assurés de terminer premiers du groupe F, au nez et à la barbe du mythique Real Madrid, les Rhodaniens ont fini en beauté en dominant Rosenborg (2-1) mardi soir à Gerland, devant 40 000 spectateurs qui n’espèrent plus qu’une chose : faire partie des chanceux qui auront un billet pour le 8e de finale retour début mars. Avec une équipe fortement rajeunie, Benzema et Ben Arfa ont 35 ans à eux deux, les Gones ont su trouver un équilibre entre la maîtrise des anciens (Carew, Wiltord, Cris) et la fougue de la jeunesse, personnifiée par les deux «Ben», auteurs d’un but (Benzema) et d’une passe décisive (Ben Arfa) pour terrasser les Norvégiens.

«Il faut rendre hommage aux joueurs, pour ce match spectaculaire. Il y a eu beaucoup de vitesse de part et d'autre en deuxième mi-temps. On a également la confirmation du talent de certains joueurs, Hatem, Karim, Jérémy (Clément) qui ont fait un très bon match. Attention, ce serait une erreur de considérer qu'ils sont «achevés» en terme de développement, ils ont encore besoin de beaucoup de travail. Mais la concentration
et la qualité technique étaient présentes», se félicitait Gérard Houllier après la rencontre. Satisfait, le coach olympien ne peut que l’être devant le bilan exceptionnel de son équipe à l’issue de la phase de groupes. 16 points en six matches, 13 buts inscrits (deuxième attaque derrière le Barça), 4 encaissés, des chiffres qui donnent presque le tournis tant on n’avait plus l’habitude de voir une équipe française à pareille fête en Ligue des Champions. Et quand on sait qu’il y avait tout de même le Real Madrid dans le groupe…

A qui le tour ?
La tête en 8es, les Gones attendent désormais de connaître qui sera leur éventuelle prochaine victime, à l’extérieur d’abord le 21 ou 22 février, à Gerland ensuite le 7 ou 8 mars prochain. «Les huitièmes ? On va attendre le tirage, c'est toujours aléatoire, mais nous aurons l'avantage de recevoir au match retour. On a ce qu'il faut pour aller plus loin, rééditer la belle aventure de la saison dernière, en essayant d'avoir plus de réussite», poursuit Jean-Michel Aulas sur le site du club. Le président du quadruple champion de France doit tout de même se méfier. Car certains gros poissons pourraient débarquer dans le Rhône plus tôt que prévu à l’image de Chelsea, deuxième du groupe G, le Bayern Munich ou la Juventus Turin. «Pour remporter une compétition, il faut battre tout le monde» dirait M. Lapalissade. Certes, mais un déplacement à Glasgow, Amsterdam ou Eindhoven (tiens tiens…) pour le premier match à élimination directe serait certainement plus facile à négocier. Car le chemin du Stade France est encore long et cahoteux. A la caravane lyonnaise de sortir ses pneus tout terrain.

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