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Le duel
fut âpre entre Lensois et Lyonnais (Panoramic)
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Lyon ne
lâche rien
Incroyables
de solidité mentale, les Lyonnais, au bout des arrêts de
jeu, ont arraché le match nul sur la pelouse de Lens
(1-1). Les Sang et Or, logiquement abattus, sont passés
tout près de l'exploit
Par
Julien Pedebos
Lens-Lyon, il y a quelques mois, se révélait être un
duel entre deux prétendants au titre. Aujourd’hui, Lens
est septième tandis que les Gones se baladent en tête du
classement. Un succès pouvait néanmoins permettre aux
Sang et Or de revenir dans les traces de son éternel
rival lillois, quatrième, tandis que les Lyonnais
pouvaient prendre un réel ascendant pour le titre.
Deux équipes qui se neutralisent
Avec les seuls Demont et Dindane absents, les Sang et Or
se trouvaient bien mieux lotis que les Gones, qui
devaient faire sans Berthod, Monsoreau, Cacapa,
Reveillère et Abidal, tous blessés. De ce fait, on
retrouvait notamment Florent Malouda dans une position
assez inhabituelle de latéral gauche. Pourtant, les
premières marques de fébrilité défensives venaient des
joueurs de Francis Gillot. Assou-Ekotto, côté gauche,
n’appuyait pas suffisamment sa passe en retrait,
permettait à John Carew, à l’affut, de filer face aux
buts. Malheureusement pour lui, le buteur lyonnais ne
cadrait pas sa frappe, et Charles Itandje pouvait
souffler (4e). Quelque peu réticentes à prendre le
moindre risque, les deux formations n’enflammaient guère
la rencontre. Il fallait attendre presque un quart
d’heure pour voir une autre opportunité intéressante.
Jussié, particulièrement actif sur le front de l’attaque
lensoise, lançait Olivier Thomert face aux buts.
L’ancien Manceau ne parvenait pas à contrôler
correctement le ballon mais s’essayait malgré tout à une
frappe du pied droit qui échouait de peu à côté (18e).
Même si les champions de France en titre investissaient
clairement le camp des Sang et Or, les occasions
n’étaient pas légion, et les partenaires d’Alou Diarra
pouvaient en profiter. Sur un corner consécutif à une
belle action collective enrayée par Cris, Hilton, dans
la surface, profitait d’un cafouillage pour se jeter.
D’un tacle rageur, il tirait au but mais Coupet, bien
sorti à sa rencontre, détournait le ballon hors de ses
cages (28e). Tiago, omniprésent au milieu de terrain,
répliquait immédiatement. Bien servi par Carew, le
Portugais armait une frappe à vingt mètres face aux
buts. Malheureusement pour lui et pour Lyon, son tir
était trop enlevé et finissait sa course juste au dessus
(31e). Certainement boostés par cette demi-occasion, les
joueurs de Gérard Houllier passaient à la vitesse
supérieure et Wiltord, suite à un long ballon de Diarra,
pouvait enchaîner contrôle et frappe en pivot dans la
surface. Son tir n’était néanmoins pas cadré, à la
grande joie des quarante-mille supporters lensois
présents à Bollaert (35e). Les dix dernières minutes ne
voyaient pas d’actions notables pour les deux équipes,
qui se séparaient donc à la pause sur un score nul et
vierge.
Wiltord sauve Lyon
La seconde période repartait sur les mêmes bases que
lors de la première, c'est-à-dire sur un rythme
relativement faible. Comme souvent à Lyon, Juninho était
le seul à poser des problèmes, par ses coups de pied
arrêtés. Le premier, à trente mètres, finissait sa
course directement dans les bras d’Itandje, malgré une
feinte vicieuse de Cris (48e). Le second, tiré à ras de
terre, était tout près de bénéficier à Govou.
L’international français, à la limite de la surface,
profitait d’un mauvais renvoi de la défense pour
adresser une frappe du pied droit qui finissait de peu
au dessus (52e). Ce léger manque de réalisme, les
Lyonnais allaient le payer quelques minutes plus tard.
Sur un ballon récupéré au milieu de terrain, Seydou
Keita alertait Jussié en profondeur. Le Brésilien se
replaçait sur son pied gauche et, à la limite de la
surface, ajustait une frappe enroulée qui finissait sa
course dans le petit filet de Coupet (1-0, 56e). Les
Gones, étonnamment fébriles défensivement, tentaient le
tout pour le tout en faisant entrer Fred et Benzema.
Logiquement donc, les Lyonnais se montraient dangereux.
Wiltord, après un superbe une-deux avec Fred, rentrait
dans la surface. Sa frappe de l’intérieur du pied
gauche, pas suffisamment croisée, finissait sa course
dans le petit filet d’Itandje (68e).
Visiblement agacés, les Gones ne parvenaient pas à
enflammer la rencontre, aussi bien à cause des
nombreuses erreurs techniques que du bon replacement
lensois. Tiago, d’un tacle par derrière terrible,
évitait le carton rouge d’un rien, et les attaquants se
montraient bien stériles. Pourtant, à quelques minutes
de la fin de la rencontre, Sylvain Wiltord allait
bénéficier d’une balle de but superbe. Sur un centre de
Benzema côté droit, l’ancien Bordelais armait une volée
acrobatique que Charles Itandje détournait
magnifiquement (85e). Jussié, à son tour, allait
bénéficier de la balle de match quand, parfaitement
servi par Thomert, il expédiait une frappe du gauche à
la limite de la surface qui frisait le montant d’un
Grégory Coupet complètement battu (86e). Les Lensois
allaient s’en mordre les doigts quelques minutes plus
tard puisqu’alors que tout le monde voyait les Sang et
Or réaliser l’exploit, un ballon aérien et une remise
parfaite de Govou profitait à Wiltord qui, comme aux
plus belles heures de l’équipe de France et son but
décisif face à l’Italie en finale du Chamionnat d’Europe
2000, sauvait Lyon au fin fond des arrêts de jeu d’une
frappe croisée imparable (1-1, 90+2e). Logiquement
abattus, les Lensois quittaient la pelouse tête basse,
étant passés tout pès de l’exploit. Ce match nul les
laisse à la septième place du classement, alors que les
Lyonnais possèdent désormais dix points d’avance sur
Bordeaux. Prochain match des deux équipes : Lyon-Nantes
et Rennes-Lens.
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