Actualité

RC Strasbourg 0-4 Olympique Lyonnais

Saison 2005/2006 - 20ème journée - Ligue 1 - Championnat de France

Serein comme un Lyon

Lyon a parfaitement entamé son année 2006 avec une large victoire sur la pelouse de Strasbourg (0-4). Sylvain Wiltord, auteur d'un triplé, conforte la place de leader de l'OL alors que le Racing s'enfonce.

Par Julien Pedebos

Après une salutaire trêve hivernale, retour aux joutes de la Ligue 1 avec la rencontre opposant le RC Strasbourg à l’Olympique Lyonnais. Entre une équipe qui n’a pas réussi à s’imposer chez elle cette saison, et une formation invaincue à l’extérieur, le résultat semblait couru d’avance, mais les Alsaciens, lancés dans la course au maintien, voulaient tout faire pour contrecarrer les pronostics.

Le réalisme à la lyonnaise
La rencontre débutait sur un faux rythme, comme si la pression de cette rentrée des classes coupait les velléités des deux équipes. La première opportunité arrivait néanmoins rapidement. Un coup franc de Juninho, à trente-cinq mètres face aux buts, prenait une trajectoire vicieuse. Un rebond dans les six mètres obligeait Nicolas Puydebois à repousser le ballon et Wiltord, à l’affût, ne manquait pas l’occasion d’ouvrir le score de la tête (0-1, 6e). Ce but lançait définitivement la rencontre et Sylvain Wiltord, particulièrement actif, était tout près de profiter d’un ballon récupéré à la limite de la surface pour doubler la mise. Heureusement pour Strasbourg, Haggui, au point de penalty, se jetait pour repousser la frappe de l’ancien Gunner (9e). John Carew se mettait à son tour en évidence quand Juninho, sur un corner, lui déposait le ballon sur la tête. Le Norvégien touchait du bois, au grand soulagement d’un Puydebois visiblement battu (11e). Strasbourg allait néanmoins réagir, et Mickaël Pagis, en bon capitaine, se chargeait de réveiller les siens. A vingt mètres du but de Grégory Coupet, l’ancien nîmois récupérait le ballon pour armer une frappe de l’extérieur du pied, qui passait de peu au dessus (13e).

Le rythme baissait nettement par la suite et seul Tiago, d’une volée de peu à côté suite à un bon travail de Govou, se procurait une opportunité intéressante avant la fin des vingt premières minutes (19e). Par la suite, John Carew se révélait encore dangereux sur corner, toujours tiré par l’inévitable Juninho. Au premier poteau, le Norvégien prenait encore le dessus sur la défense alsacienne, mais le ballon filait juste au dessus (26e). Le Racing essayait tant bien que mal d’inquiéter un bloc lyonnais d’une effrayante solidité et Pascal Johansen, d’une astucieuse balle piquée dans la surface, était tout près de placer le ballon dans le but des Gones, mais Coupet captait finalement la balle (37e). Peu après, Jean-Christophe Devaux, sur un coup franc lointain, adressait une frappe lourde détournée par le mur. Le ballon rebondissait dans la surface avant d’être capté par Coupet, vigilant sur ce coup là (39e). Les Lyonnais, impressionnants de réalisme, allaient néanmoins doubler la mise dans la meilleure période alsacienne. D’un long ballon aérien, Cris lançait parfaitement Berthod dans le dos d’une défense strasbourgeoise incroyablement apathique. Le temps de se replacer sur son pied gauche et le jeune latéral, dans la surface, ouvrait bien son pied pour ajuster Puydebois (0-2, 42e). Au terme de quarante-cinq minutes parfaitement gérées, les quadruples champions de France pouvaient donc tranquillement regagner les vestiaires, sous les yeux de Strasbourgeois logiquement abattus.

Wiltord crucifie Strasbourg
Les Strasbourgeois, malgré un optimisme visiblement mesuré au retour des vestiaires, s’évertuaient à repartir par le bon bout. Pontus Farnerud, profitait d’un centre parfait de Deroff pour, au premier poteau, envoyer une tête croisée qui passait juste à côté des cages de Coupet (46e). Sur l’action suivante, Deroff, de nouveau, centrait à ras de terre. Le ballon filait dans la surface jusqu’à Pagis. Etonnamment seul, le numéro 9 alsacien expédiait assez inexplicablement le ballon sur Grégory Coupet qui n’en demandait pas tant, et repoussait la balle hors de ses cages (49e). Les Lyonnais, certainement un peu endormis par la chaleur de leur vestiaire, semblaient à la peine. Néanmoins, ils restaient menaçants, notamment par Tiago qui, décalé par Govou sur la droite de la surface, armait une frappe bien captée par Puydebois (55e). Quelques minutes plus tard, Sylvain Wiltord héritait du ballon à trente mètres du but strasbourgeois. Le numéro 22 lyonnais s’avançait sans être embêté par la défense alsacienne, et d’une frappe du pied droit, plaçait le ballon dans le coin gauche (0-3, 55e).

Tant bien que mal, les Strasbourgeois essayaient par la suite de sauver l’honneur, mais que ce soit Pagis, sur un nouveau face à face manqué avec Coupet dans la surface (67e), ou Diané, qui butait à son tour dans les seize mètres sur le portier international (69e), aucun Alsacien ne parvenait à tromper la vigilance lyonnaise. Au contraire, sur un enième contre, Benoît Pedretti, tout juste rentré, lançait Sylvain Wiltord dans la profondeur. «Nino», après un contrôle parfait, éliminait impeccablement Puydebois, sorti à sa rencontre, avant d’inscrire le but du triplé pour lui (0-4, 74e). Les Lyonnais se contentaient par la suite de gérer tranquillement leur avantage, s’offrant même une belle opportunité par Govou, qui, lancé sur le côté droit de la surface armait une demi-volée bien captée par Puydebois (86e). Dans les arrêts de jeu, Juninho à vingt mètres, tentait à son tour sa chance, mais sa frappe de vingt mètres était détournée par Puydebois (90+1e). L’arbitre sifflait la fin du match sur une victoire convaincante qui offre, avant la fin de cette journée, quinze points d’avance aux Lyonnais, tandis que les Strasbourgeois s’enlisent dans la position de lanterne rouge. La prochaine journée verra Lyon recevoir Marseille et Strasbourg se rendre à Monaco.

Sport24.com

Calendrier / classement