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Rosenborg 0-1 Olympique Lyonnais

 

Saison 2005/2006 - 2ème Journée - Groupe F - Ligue des Champions

C'est ça un grand d'Europe...

< Article L'Equipe.fr

Selon les petits calculs de Gérard Houllier, Lyon, en allant gagner mercredi sur le terrain de Rosenborg (1-0), a fait plus de la moitié du chemin qui peut mener les champions de France en huitièmes de finale de la Ligue des champions. L'ancien sélectionneur place la barre minimale à 10 points. Avec ses deux succès en deux journées, sans le moindre but encaissé, une victoire mémorable (contre Madrid 3-0) puis une soirée pleine de maîtrise en Norvège, l'OL possède 6 unités et offre surtout le visage d'une équipe désormais rodée à l'exercice européen du milieu de semaine. Il fait partie des six clubs à avoir fait le plein en deux journées et la tête des voisins fait plaisir à voir : Inter Milan, Juventus, Bayern Munich, Arsenal, Barcelone. «Je suis très fier de la façon dont l'équipe a contrôlé le jeu, je dois même dire qu'elle n'a pas été récompensée car elle méritait de se mettre à l'abri en première mi-temps, a déclaré Gérard Houllier après le coup de sifflet final. Avoir ce calme et cette assurance à l'extérieur, c'est bon signe

C'est surtout très précieux puisque les Norvégiens boxaient encore dans la même catégorie que Lyon avant la rencontre, grâce à leur victoire au Pirée il y a deux semaines (3-1). C'est là leur première défaite à domicile contre un club français après leur victoire sur le Paris-SG en 2000 (3-1) et le nul fatal à l'OL en 2002 (1-1). Cris a dû dépasser sa fonction de défenseur central intraitable pour rompre cette série, en expédiant une tête franche sous la barre de Johnsen juste avant le repos (44e), à la reprise d'un coup franc de Juninho. C'était l'aboutissement logique d'un premier acte dominé par l'OL, malgré un manque de réalisme qui aurait été pénalisant face à un adversaire plus dense. Rosenborg, dominé, a pu croire en son destin quand l'ex-Strasbourgeois Dorsin expédiait sur le poteau de Coupet un coup franc bien enroulé du gauche (34e). Voire dans le dernier quart d'heure, où Lyon, malgré la fraîcheur de son équipe-type, protégée par le turn over, a pris le risque de ne pas insister.

Cette victoire confirme Lyon dans son rôle du patron du groupe F devant le Real Madrid, difficile vainqueur d'Olympiakos. Sans Zidane ni Ronaldo, il a fallu deux centres chirurgicaux de Beckham, repris par Raul (9e) puis par le jeune Soldado, vingt ans, issu de l'équipe réserve (86e).

Article : l-equipe.fr  photo.: Yahoo!sport et sport24.com

 

     

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